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 glow of love,

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MessageSujet: glow of love,   Mar 10 Avr - 9:53

ça n'a pas d'importance, puisque nous sommes en retard ! la voix de ta sœur te parvient clairement depuis la salle de bain de la suite.  Et pourtant il va sans dire que ce joint sera fumé. Et puis, nous ne sommes jamais en retard, c'est le reste du monde qui est trop en avance, tu sais bien. rétorques-tu dans un sourire en donnant un coup de langue au pliage. Camille, cher frère, je crois que je ne comprendrais jamais ce goût, cette manie, que dis-je ! cette passion incertaine, pour le cannabis... Jeanne réapparait moulée dans une robe chanel qui lui va à ravir. Elle se dirige vers toi au pas dansant d'un top model tout en fixant sa deuxième boucle d'oreille, et puis sans prévenir, avec l'agilité d'un chat, elle subtilise le joint que tu étais sur le point d'allumer. Mais laisse moi y regoûter, je m'en voudrais de laisser une divergence d'opinion si profonde se mettre entre nous. ajoute-t-elle avant d'en enflammer l'embout. Elle te regarde en fumant, avec l'air de celle qui s'excuse pour de vrai, alors que vous savez très bien l'un comme l'autre qu'elle fume autant d'herbe que toi. Tu hausses un sourcil, amusé malgré tout. Et cette réservation qui va sauter ça ne te fais plus deuil ? l'interroges-tu en posant un coude sur l'accoudoir du fauteuil de cuire. Elle expire par le nez en bondissant hors du canapé où elle s'était laissée choir. Bien sûr que si, tu n'as toujours pas appelé le voiturier ? Si, c'était il y a vingt minutes, mais mademoiselle prenait son bain. Pauvre homme qui attend sagement que la princesse daigne descendre depuis près d'une demi heure.. soupires-tu en récupérant ton bien. Tu as le temps d'en aspirer de longues bouffées le temps que Jeanne remette la main sur les clés. Tu n'auras qu'à lui laisser un gros pourboire. dit-elle avec un sourire de chat en réajustant ta cravate dans l'ascenseur immaculé. Sous tes lunettes de soleil tu lèves les yeux au ciel, mais tu ne peux pas t'empêcher de sourire en croisant son regard dans l'immense miroir qui orne les murs de la cabine. Cette haute stature, la finesse de vos traits, et votre blondeur caractéristiques vous fait presque passer pour des jumeaux, malgré les trois ans qui vous sépare. Vous avez la même démarche et le même sourire, la même lueur dans le regard, sorte de symbiose étrange qui fait se retourner les clients et les employés de l'hôtel lorsque vous émerger de concert de la cage d'ascenseur. Dans l'habitacle de la voiture de luxe, le temps est comme suspendu, et tu ne t'occupes de rien, bercé par les ronronnements du moteur, t'es surpris par l'image mental de Charlotte qui s'impose brutalement à ton esprit. ça faisait des jours que tu n'avais plus pensé à ton ex, peut-être parce que tu peinais à la considérer comme tel. Malgré ce qu'elle avait fait. Pourtant tu n'avais rien fait pour la recontacter, tu ne l'avais même pas fait surveiller. Rien du tout, rien de rien, un sevrage brutal mais nécessaire. Tout du moins, c'est ce dont tu tentes de te persuader, jusqu'à ce que Jeanne se penche vers toi pour faire un selfie, ton minois défais aux côtés de sa gueule d'ange direction Instagram. Espèce de paparazzi, tu sais que je pourrais te poursuivre pour ça. siffles-tu en détournant la tête, tu protestes pour la forme, parce qu'en réalité tu n'en as rien à foutre, et elle le sait pertinemment. Elle te manque hein ? t'as un léger tressaillement de la tête et des épaules, immédiatement sur la défensive. De quoi tu parles. Jeanne n'est pas dupe. De qui d'après toi ? si je te demande ? c'est que tu connais déjà la réponse, mais que tu ne veux pas l'avouer. t'as un sourire méchant, le regard légèrement plissé alors que la voiture s'immobilise sous les néons d'un grand restaurant quelconque comme il en pullule dans tous les quartiers vaguement bourgeois. Je serais vraiment ravi de poursuivre cette conversation, mais comme on est arrivés, je vais devoir sortir de la voiture. le claquement de la portière qui vient ponctuer ta phrase se charge de clore le débat pour toi. Jeanne n'insiste pas, mais sourit d'une façon qui te fais tiquer. Tu la suis avec le pré-sentement qu'il y a anguille sous roche, mais tu ne te méfis pas vraiment, tu lui cèdes la place de son choix à la table pour deux qu'elle a réservé. Mais à la façon dont elle guette la porte d'entrée, t'as vraiment l'impression qu'elle attend quelqu'un d'autre. On commande où tu préfères attendre notre invité ? tu demandes en croisant les doigts, les coudes appuyés sur la table. Elle rit avec un léger haussement d'épaule qui suggère l'innocence. Allons, qu'est-ce que tu vas chercher Camille ? Appelle le serveur.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Jeu 12 Avr - 23:16

T'es la dernière à passer le pas de la porte. Sans doute parce que t'es la moins emballée par ce repas d'équipe. Tu n'connais encore personne, mais y a une erreur dans ton code génétique qui t'empêche de voir cette soirée comme une opportunité. Alors, t'as pris sur toi pour ne pas avoir l'air d'une connasse dès la première semaine de boulot, et, tu t'es confortée avec l'idée qu'ils ne prendront bientôt plus la peine de t'inviter. Toi, tu veux tes sous, la ligne supplémentaire sur ton cv, mais pas d'amis. T'as déjà envie de fumer un joint. Super. Ils ont privatisé tout l'étage du dessus, tu te rends compte! Il te faut instant pour réaliser que c'est à toi qu'elle s'adresse. T'as aucune idée de son prénom, ni envie d'entamer la discussion. Elle est plus excitée qu'une puce, et, son enthousiasme te file presque la gerbe. Il est évident qu'elle n'en peut plus, elle dégouline d'extase. Ouais. Tu lui adresses une grimace perplexe, et, tu soupires sans même le réaliser alors qu'un troupeau se forme devant la réceptionniste. Vous êtes beaucoup trop nombreux à ton goût. Finalement, le mouvement aspire tout le monde vers un grand escalier. La voix de la fanatique continue de bourdonner dans tes oreilles, mais, tu n'écoutes plus vraiment. En arrivant à l'étage, ça te gonfle déjà. Tu te faufiles sur une chaise en coin de table, pour ne pas être encadrée par tes collègues. Malheureusement, le pot de colle suit et s'installe à ta droite. Tes jambes sont prises d'impatience, t'as vraiment envie de fumer. T'as vu?! Y avait Jeanne Asteen en bas, avec son frère. Comment il s'appelle déjà? Tu sais, leur mère est actrice... Tu t'étouffes avec ta propre salive. T'en as du mal à calmer ta toux et retrouver ton souffle. Merde. Putain de merde. Ca va aller? Tu hoches la tête pour avoir la paix. Il te faut quelques secondes pour avaler l'information. Quand tu retrouves contenance, tes idées fusent. Victor, Camille? Tu te dresses brusquement sur tes jambes. Je reviens. Qu'est-ce-que.. Elle n'a pas le temps de finir. Tu as déjà filé, et tu ne reviendras probablement pas.
Dans l'escalier, le puzzle prend forme. C'est Jeanne qui t'a pistonné pour ce boulot. Et, si elle est ici, qu'elle t'a poussée à y être aussi, alors les chances que le fameux frère soit Camille sont largement plus importantes. A mesure que tu descends, la certitude de le trouver se fait plus grande. Ca te tord l'estomac. T'es pas sure de vouloir le voir, néanmoins, tu continues d'avancer. Il ne te faut pas longtemps pour apercevoir leur table. Jeanne capte ton regard en première, elle t'adresse son sourire le plus étincelant. Instinctivement, tu reconnais la silhouette de Camille. Tu maudis la blonde de t'infliger ça dans un restaurant. T'as les mains moites, le coeur qui perd les pédales. Le souci, c'est que tu ne sais pas sur quel pied danser, t'es comme sonnée. Jeanne siffle quelques mots à Camille mais tu es trop loin pour déchiffrer. En revanche, quand elle se lève, tu comprends. Tu la fusilles du regard alors qu'elle quitte la table, et que l'invitation et évidente. Pourtant, tu y vas, t'acceptes de tomber dans le panneau. Par nécessité, parce que t'as besoin de le voir. T'es pas confiante en te hissant sur le siège. Tu mâches ton angoisse, mais, dans le fond, tu paniques. Et, poser tes yeux sur lui, c'est comme ces manèges qui te soulèvent le coeur. T'as envie de lui en coller une, de l'embrasser aussi. T'es rassurée de le voir, mais t'es sur le fil du rasoir. Animal sauvage, chat perdu. T'es sur le point de décider s'il ne vaut pas mieux s'enfuir. Tu vas bien ? C'est une vraie question, soufflée d'une voix sévère. Parfois, tu as pensé que s'il ne revenait pas, c'était parce que quelque chose lui était arrivé. Putain, c'est maintenant que tu comprends. Tu re-dessines le manque maquillé en énervement, et, tu lui en veux. Machinalement, tu grattes l'intérieur de ton poignet. Tu ne réalises pas vraiment, tu perds le contrôle. T'es à deux doigts de tomber, et, tu ne sais pas encore de quel côté. T'as un mauvais pressentiment. Au milieu de tout ces gens, tu pourrais étouffer. C'est trop petit pour vous deux, pour l'explosion qui se prépare.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Ven 13 Avr - 11:55

Comme à ton habitude, tu siffles presque la serveuse pour la faire venir. Je vais vous prendre une bouteille de votre meilleur champagne, nous vous rappellerons pour le reste, merci. commandes-tu en lui retirant les cartes des mains pour en offrir une à ta soeur. L'air mécontent, la serveuse s'empresse néanmoins d'accéder à ta requête, un peu trop vite puisqu'elle manque d'entrer en collision avec une très vieille dame qui se levait justement pour quitter le restaurant. Tu pouffes de rire devant l'engueulade qui se profile, soupire lorsque le maître d'hôtel s'interpose pour mettre fin à l'altercation. Le service de ce restaurant n'est plus ce qu'il était.. Jeanne lève les yeux au ciel. Tu dis ça seulement parce que tu aurais préféré que la vieille lynche publiquement cette pauvre fille. tu ris si fort que les clients de la table à côté se retournent tous d'un même mouvement, tu ne le remarques pas. Tu vois bien qu'elle débute : c'est déjà bien qu'elle ne t'ai pas frappé avec le menu.. moi à sa place je l'aurais fais. Si c'est ce que tu veux dire : je ne doute pas une seule seconde que tu ferais une très mauvaise serveuse ! la railles-tu en te penchant légèrement sur la table pour remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Un Clos d’Ambonnay de 1995. la serveuse est revenue avec la bouteille en un temps record, le saut à champagne atterrit sur la table, le bouchon saute et les bulles viennent emplirent vos deux coupes. Jeanne sourit. A la nouvelle égérie de Jean Paul Gautier ! trinques-tu, Et à ton futur mariage avorté.. trinque Jeanne dans un rire cristallin avant de vider sa coupe d'un trait. Le jeu de mot tombe comme un cheveux sur la soupe, tu te demandes si elle sait pour l'enfant que tu n'as pas eu. Tout en sachant très bien que Charlotte n'en parlerait à personne même sous la torture. Tu hausses légèrement un sourcil, en réalité c'est son attitude qui te surprends le plus, ta soeur aime savourer. Elle ne se précipite jamais sur l'alcool : c'est contraire à ses manières d'altesse. Lorsqu'elle se lève, son manteau sur le dos, et son sac à la main pour venir chuchoter à ton oreille, t'as la certitude que quelque chose cloche. Je bois également à ton passé. susurre-t-elle avec un sourire de chat. Pardon ? tu ne comprends rien, mais elle s'éloigne déjà, ignorant ton visage interloqué. Bonne soirée cher frère. Tu hausses les épaules, reportant ta coupe à tes lèvres, tu ne lui en tiens pas rigueur. Tu ne lui cherches pas d'excuses, estimant que ta soeur t'en donnera une quand elle le voudra.
Tu t'apprêtes à te replonger dans l'étude du menu, quand il se produit l'impensable. Tes yeux s'arrondissent de surprise, et t'inspires ton champagne. Mauvais calcul, t'es pris d'une quinte de toux monstrueuse qui te forces à recracher l'alcool milésimé sur les deux tourteraux qui dînent tranquillement à la table d'à côté. Tu sais pas comment c'est possible mais c'est maintenant Charlotte qui se tient à la place de Jeanne. Quand t'arrête de tousser, t'es à bout de souffle. Tu lâches ta chemise, qui reste froissée, tu la regardes et tu crois encore que t'hallucines quand elle te demande si tu vas bien. Et tu sens tout le poids de cette question en repensant à ces mois de silence, que tu lui as infligé. Mais tu ne sais que dire, le problème quand on parle bien c'est qu'on oublie de dire les choses simplement. T'as trop de mots, tu sais pas par où commencer, et en même temps sa simple présence te coupe la voix. Le tourterau mâle te donne l'excuse parfaite pour t'esquiver. C'est une blague ou quoi ? Tu veux pas nous vider le seau à champagne sur la tête aussi ? tu jettes un dernier coup d'oeil à ton ex, avant de te tourner vers l'homme dégoulinant d'alcool. Je vais payer pour ça. Je vous invite, prenez encore un verre. voix blanche qui ressemble à un ordre, et qui le calme plus vite que tu ne l'aurais voulu. T'obligeant à croiser à nouveau son regard furibond. Comment t'as su que j'étais ici ? parler de ce qui n'a pas d'importance pour faire oublier que vous êtes à couteaux tirés, une tactique pour gagner du temps éviter la véritable confrontation dans ce restaurant bondé. Tu n'étais pas prêt, ce n'était pas le moment. Tu vas étriper Jeanne.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Dim 22 Avr - 23:55

T'aurais pu rire, mais le comique de la situation te glisse dessus. Essentiellement parce qu'elle t'échappe. Mervi aurait pu verser la carafe sur la gueule du quadragénaire que tu n'aurais pas cillé. Quelques secondes de vide. De vagues émotionnelles. Tu rejoues le film de son absence, les heures de colères noires, le naufrage de solitude. Tu repenses à cet enfant du néant, et, à la culpabilité que tu ne ressens pas. Alors, instinctivement, tes doigts serrent le rebord de la table, tu cherches à n'pas perdre le fil. Du peu de bon sens social qu'il te reste, tu comprends qu'éclater en public serait une mauvaise idée. Pourtant, ça crie dans ta poitrine, tes oreilles bourdonnent. Tu fixes Mervi, mais ce n'est pas vraiment lui que tu regardes. Et, tu te demandes combien de filles est-ce-qu'il a baisé ces derniers mois. ..prenez encore un verre. Tu arques un sourcil, te retenant de faire remarquer qu'une chemise serait plus utile. Tu assimiles ce qui vient de se passer avec un train de retard. Comment t'as su que j'étais ici ? Tu fronces les sourcils comme si tu n'avais pas compris sa question. En réalité, t'es blessée de te sentir exclue de façon si concrète. C'est ça qui t'intéresse? Les mots fusent comme une menace. Tu lâches la table furieusement et t'enfonces dans le fond du siège, les bras croisés. La position ne te convient toujours pas. Tu peines à tenir en place. C'est comme si tu réalisais. Parce qu'il avait l'air d'aller parfaitement bien avant que tu n'arrives. Tellement bien et loin de toi qu'il s'est étouffé. Mais tu comptais rentrer au moins? T'es désabusée, franchement ébranlée. Reproche à peine déguisé, véritable inquiétude. Sauf que tes insécurités, tu n'as jamais su faire autrement que les aboyer. Tes idées fusent. Putain, j'y crois pas.. T'en as pas marre de te foutre de ma gueule! T'es pas sûre de vouloir qu'il réponde. C'est quoi ce bordel? Tu m'expliques. T'étais où? Tu te fais violence pour ne pas crier, et, c'est encore plus inquiétant. Cette colère là est toute particulière, plus intime que l'amour. T'étais pas prête à gérer autant de pression. T'as envie de lui en coller une, de lui envoyer la vaisselle au visage. T'es dépassée par la pression qu'implique une situation de crise avec Mervi. Tu sais qu'il peut te faire vriller à chaque instant. Dans le fond, tu as besoin d'exploser, mais, t'as peur d'assumer.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Lun 23 Avr - 13:43

Toute en tension, muscles noués, et poings qui rêvent de voler. Cette fille est une tornade, mais c'est pas nouveau, tu l'as compris dès votre première rencontre. Et en premier lieu c'est ça qui t'as poussé à vouloir la posséder, une pulsion égoïste qui s'est renforcée avec les années, se transformant en amour corrosif. Et de cet amour, aucun de vous n'en est ressorti indemne. Tu la vois partout, même avec le passage des mois et les milliers de kilomètres entre vous, son visage se superpose à celui de toutes les femmes qui s'approchent de toi. Tu n'arrives pas à l'oublier, mais il y a une autre chose dont tu n'arrives pas à faire le deuil. Ce putain d'avortement, comme un poignard effilé planté dans ton dos. Mais tu mesures tes mots, tout en manœuvre pour éviter la confrontation qui menace d'éclater comme un mauvais orage au dessus de vos têtes. Comment t'as su que j'étais ici ? C'est ça qui t'intéresse ? Tu ne bronches pas lorsque la lionne montre les crocs, visage fermé, et regard sévère. Non, ce n'est pas ça qui t'intéresse : tu as déjà compris que ce piège sournois a été tendu par ta soeur. Mais tu n'es pas prêt à reparler du reste pour l'instant, tu te souviens trop bien de votre dernier échange, chaque mot gravé dans ton esprit comme une vilaine cicatrice . Mais tu comptais rentrer au moins ? tu ne ris pas devant le grotesque de la question, tu ne trouves même pas ça drôle au contraire, si tu pouvais t'aurais certainement versé une larme sur cette rupture. Mais tes azurs restent durent, séchent et froides, tu ne bouges toujours pas, véritable statue de glace figée sur sa chaise, le myocarde trépassé tandis que celui de la blonde fait certainement l'ascenseur émotionnel. Tu la regardes douter, s'inquiéter, et tu devines sans mal la colère qui se mêle au cocktail molotov de ses peurs. Tu sais qu'elle est proche du point de rupture, alors ça ne te surprendrait pas qu'elle explose, véritable bombe humaine. Putain, j'y crois pas.. T'en as pas marre de te foutre de ma gueule ! tu relèves légèrement le menton : l'intensité de sa voix te coupe du reste du restaurant pour une seconde ou deux. Soudain, il te semble que vous n'êtes plus que deux, il y a des années.. Deux sur une plage, à mélanger la drogue avec l'alcool, deux dans une chambre d'Harvard, couvert de peinture, à vous arracher vos fringues, deux dans le taxi alors qu'elle ruminant sa mauvaise humeur et son dégoût des endroits huppés tandis que tu te pensais encore prince d'un royaume qui n'est plus que cendre. Incendie de chaire. Qu'il t'était cher ce "nous". C'est quoi ce bordel ? Tu m'expliques. T'étais où ? tu retombes sur ta chaise, dans ce restaurant sans âme, où le ton ne monte pas vraiment : ce qui te surprends maintenant c'est l'absence de lance-flamme pour ponctuer ses phrases. Qu'est-ce que c'est que cette voix ? Tu hausses un sourcil à présent, peu habitué à cette retenue chez ton ex. De toute évidence, chez elle aussi, quelque chose s'est brisé, tu peux le ressentir désormais.
Tes mains se retirent de la table, et ton dos vient buter contre le dossier de la chaise. Tu sais que tes mots auront l'effet d'un bombardement sur les épaisses murailles fracturées de son coeur, mais tu ne les retiens pas. Charlotte, je n'allais pas rentrer. ta voix est presque douce mais sonne avec une intolérable évidence. Je pensais que tu l'avais compris. Je suis désolé de t'avoir inquiétée, mais comme tu n'as pas téléphoné, je me suis dis que ce débat était clos. jusqu'ici ta voix était maîtrisée, tout comme la situation avant que ton passé ne débarque en ville, mais reparler de ces évènements, de ces mois, la revoir, elle, remue plus de choses que tu ne l'aurais voulu. Tu jettes soudainement la serviette qui reposait sur tes genoux sur la table. Un geste qui fait sursauter le tourtereau mâle qui épie votre conversation depuis le début. Tu tournes la tête vers lui uniquement pour le foudroyer du regard puis tu te lèves. Comment tu peux croire que tu as été la seule à mal vivre la situation, comment tu peux débarquer à ma table et m'assaillir de reproches après ce qui c'est passé, qu'est-ce que t'es venu chercher ici Charlotte ?! Tu n'as pas élevé le volume sonore, pourtant t'as le sentiment que tous les clients du restaurant on le regard braqué sur vous. Donne moi une bonne raison de rester. ce n'est pas un défis, c'est une prière, un vœux à exaucer.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Mar 24 Avr - 20:15

Charlotte, je n'allais pas rentrer. Les mots tombent comme des couteaux, sa voix ronronne alors qu'il te chante la résignation. Putain, t'as du mal à essuyer le coup. Tu te renfermes. Je pensais que tu l'avais compris (...) je me suis dis que ce débat était clos. T'as un instant de flottement, tu n'veux toujours pas comprendre. Mais, t'es au pied du mur. Après toutes les briques que tu viens de prendre dans la gueule, t'es bien obligée de l'accepter. Pour lui, c'est terminé. Tout, toi, vous. Ton regard glisse sur la droite, se perd dans le vide. Le fil de tes pensées te force à assembler le puzzle. Quand tu imprègnes réellement, t'as la sensation de plonger dans le vide. T'as une sorte de pression infernale sur la poitrine, une boule dans la gorge. Un peu comme si tu avais besoin de cracher ton coeur. T'es en train de te faire aspirer par un truc plus gros que toi. Il sait pas tout ce qu'il fout en l'air, ni les démons qu'il réveille. T'as dix-sept ans à nouveau, et t'es face au seul abandon que tu n'peux pas encaisser. Tu finis par te secouer légèrement pour te forcer à revenir. Tu prends une grande inspiration. Il se dresse au-dessus de toi, mais tu as du mal à réagir. Tu voudrais exploser sauf que tu sais: ce n'est pas un de ces coups de sang habituels. Celui-ci, il te foutrait en l'air avant d'atteindre n'importe qui. Tu comprends bien ce qu'ils veulent dire, cette boule dans ta gorge et ton nez qui se pince. Putain d'impression que les rôles s'inversent. Mervi, il ne t'a jamais quittée. S'il ne veut plus de toi, tu as perdu. Comment tu peux croire que tu as été la seule à mal vivre la situation, comment tu peux débarquer à ma table et m'assaillir de reproches après ce qui c'est passé, qu'est-ce que t'es venu chercher ici Charlotte ?!  Tu serres les dents et ravales les insultes qui te brûlent la langue. Tu sens que c'est trop, que cette fois-ci, t'aurais pas explosé de colère bien longtemps avant d'imposer de désespoir. Même si les deux sont intimement liés, la différence se joue dans la vulnérabilité. Et, s'il a été aussi écorché que toi par la solitude, tu ne comprends pas qu'il ne soit pas revenu. Tu pensais que vous étiez intouchables dans votre inconstance, t'avais pas prévu qu'il puisse y avoir un point de non-retour. Révolte du coeur, anesthésie du corps. Donne moi une bonne raison de rester. Waw.. Tu souffles plus que tu ne parles. Tu fais reculer la chaise avant de te lever également. T'es prise en otage, t'es obligée de répondre. Alors qu' c'est m(..) ta gorge se serre, tu n'finis pas ta phrase. Charlotte, t'es pas une gamine, t'en as rien à foutre. T'es pas censé (..) deuxième essai , deuxième échec. Y a rien qui puisse sortir sans te faire perdre contenance. Ta voix se brise sur les dernières notes contestataires, et, tu comprends que tu ne peux pas disputer cette bataille maintenant. Alors tu fermes les yeux en levant le menton, tu souffles longuement avant de reposer ton regard sur lui. T'es résignée pour ce soir. Pour te cacher, à la façon d'un animal blessé. Et, tu te fais violence pour ne laisser aucune larme franchir les barrières de tes cils, tu déploies des putains de trésors de volonté. Ton poing se serre. En temps normal, tu aurais frappé le bois vernis, t'aurais envoyé valser l'argenterie. Ok, j'ai compris, siffles-tu avec la distance d'un faux sourire, j't'en prie, continue ce que tu faisais... Bombardement intérieur. y en a une qui s'échappe. Petite perle brillante se fait anéantir. Tu n'essuies pas l'eau salée d'un revers délicat, tu l'écrases furieusement. Finalement, Mervi n'a aucune raison de s'en aller si c'est toi qui te casses. Comme un coup de vent, tu n'es plus là en une fraction de secondes. T'as fondu vers l'entrée en te faufilant derrière un serveur. Il a même faillit se casser la gueule quand tu lui as fais une queue de poisson. T'en as rien à faire, c'est toi toute entière qui vient de te fracasser la gueule, et, t'as un besoin furieux de prendre l'air. Réception, tapis de velours, portes battantes. Tu fais quelques pas avant de te rendre compte que tu retenais ton souffle. Et, si tu ralentis, c'est le temps d'allumer une clope, pas de reprendre ta respiration. Première taffe. Tu cognes ta tempe gauche, comme pour te remettre les idées en place. Ta mère la pute! Ouais, Irène la reine des putes. Deuxième larme, même sort que la première. Sauf que c'te fois, tu te jures que c'est la dernière.
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MessageSujet: Re: glow of love,   Mer 25 Avr - 14:54

T'as toujours été excessivement mauvais en rupture, si bien qu'à une époque, t'envoyais systématiquement ton cousin régler tes histoires à ta place. ça se passait souvent de la plus rude des manières, la plus irrespectueuse, la plus insensible qui soit, et le pire, c'est que ça vous faisait bien rire, l'un comme l'autre. Pourtant quand t'as décidé de quitter Charlotte, l'idée ne t'a même pas effleuré, même pas tenté. T'as préféré être lâche, et disparaître en te drapant dans l'indifférence, plutôt que d'avoir à affronter sa souffrance. Mais c'était une erreur de croire que ça te suffirais pour tourner la page.. Même toi, t'es pas capable d'enterrer des années de souvenirs communs en un claquement de doigt. Waw... tu ressens son trouble quand elle se lève, toute la tension qui l'habite et électrise son coeur, quand elle te regarde. Alors qu' c'est m(..) sa voix se bloque dans sa gorge, tu patientes, t'efforçant de ne pas avoir l'air trop suspendu à ses lèvres. T'es pas censé (..) Tu ne peux pas retenir un haussement de sourcil, comme pour lui signifier que tu es tout ouïe. En cet instant, tu donnerais cher pour pouvoir lire dans ses pensées. Savoir par quel mot elle nomme ce qui ressemble beaucoup à votre fin du monde personnelle.
Mais Charlotte ne nomme rien du tout, et tu sens qu'elle est sur le point de perdre pied : grenade dégoupillée, qui expire en silence pour ne pas imploser. Ok, j'ai compris. Compris.. quoi ? Tu ne bouges pas quand elle te fait l'affront d'un sourire, ton faciès anesthésié incapable de lui rendre la pareille. T'es comme sonné par les déflagration de tes propres bombes. Alors t'es pas sûr d'avoir bien entendu quand elle enchaîne avec son étrange grimace : j't'en prie, continue ce que tu faisais... T'es pas sûr de la conduite à adopter, plus sûr de rien en fait, parce que cette réaction sans violence était inattendu. Finalement t'aurais peut être préféré qu'elle se mette à hurler, parce que  quand elle ferme les yeux, tu sais que c'est pour retenir des larmes. Et ça te fout en vrac tout de suite, cette simple perle qui roule sur sa joue et qu'elle écrase d'un poing rageur. Faut que tu reposes une main sur le dossier de ta chaise pour t'assurer que tu ne feras pas quelque chose de stupide comme la prendre dans tes bras, par exemple. Tu n'as cependant, pas le temps de tergiverser bien longtemps puisque dans l'instant qui suit, la blonde a prit la poudre d'escampette. Elle s'enfuit si rapidement, qu'elle manque de renverser un serveur. Ta réaction ne se fait pas attendre. Charlotte ! tu tentes de la rappeler tout en sachant pertinemment que ça ne le fera pas ralentir le moins du monde. T'enfiles ton manteau avec des gestes vifs, presque brusques, le regard braqué sur la porte par laquelle Charlotte à disparu. Et quand tu t'élances à grandes enjambées pour la rattraper, tu ne peux pas faire un pas sans tomber sur un problème. D'abord le tourtereau mâle qui a l'audace de te retenir en se saisissant de la manche de ton manteau. Monsieur, vous n'oubliez pas quelque chose ? tu te dégages de son emprise avec rudesse. Qui vous permet de me toucher ? il y a suffisamment d'agressivité dans le ton de ta voix pour le l'homme recule d'un pas. Quand tu te retournes pour repartir, tu fais face au même serveur que Charlotte. Vous voulez que je vous apporte l'addition ? tu retiens un soupire. Nous verrons ça plus tard, je suis pressé, poussez vous ! tu donnes un coup d'épaule à l'employé, et réussit à gagner quelques mètres, avant de te faire happer par le maître d'hôtel. J'allais justement vous apporter votre note monsieur.. dit-il en essayant de t'attirer vers le comptoir. Il l'air suspicieux, comme s'il pensait que tu t'apprêtais à partir sans payer. Tu relèves le menton, piqué au vif. Non mais vous allez arrêter de m'emmerder avec cette addition ?! Est-ce que vous savez qui je suis ? Vous croyez sincèrement qu'un Jokinen va s'en aller d'un restaurant sans payer ?! Si je le voulais, je pourrais racheter cet établissement sur le champs ! D'accord ? J'aurais même les moyens de vous faire virer, oui monsieur, parfaitement ! Parce que vous ne savez pas faire votre travail, vous auriez déjà dû tout mettre sur le compte de ma soeur sans poser de questions ! Et maintenant laissez-moi partir ! craches-tu en tournant les talons pour quitter le restaurant. Tu t'apprêtes à poser la main sur la porte battante quand un petit bout de femme s'interpose. Bonsoir monsieur Jokinen, je peux avoir un autographe ? tu vois rouge, alors tu fermes les yeux, tu inspires profondément, avant d'expirer longuement, priant tous les dieux du monde pour que la brunette au regard inquisiteur ait disparu quand tu les rouvrira. Pas de chance, elle n'a pas bougé. Tu te forces à plaquer un sourire de circonstance sur ton visage, te fais violence pour parler d'une voix calme et glacée. Cette voix dont tu te sers pour mettre en fuite n'importe quel individu normalement constitué. Mademoiselle, ce n'est vraiment pas bon soir pour.. t'as pas le temps de finir ta phrase, elle vient de se coller contre ton torse pour prendre un selfie avec toi. ça ne fais, rien, je me contenterais de ça, cheeeese. S'en est trop pour toi, tu n'attends pas qu'elle ait finit sa magouille, tu la pousses devant toi pour l'obliger à te laisser sortir. Une berline bien connue passe devant toi au ralenti et la vitre teinté du passager arrière s'abaisse pour laisser apparaître le fringant minois de ta soeur. Elle est tout sourire, les yeux dissimulés derrière des lunettes de soleil Gucci. Kira plaque un doigt sur ses lèvres, avant de t'indiquer une direction du bout du doigt, puis sans prononcer le moindre mot, la vitre remonte et la voiture disparaît dans l'obscurité. Tu secoues la tête, mâchoires serrées, Kira avait donc tout prévu, jusqu'au fait que Charlotte s'enfuirait du restaurant et qu'il faudrait qu'elle soit là pour t'indiquer par où la blonde était parti. Tu te promet de te venger de Kira, mais tout d'abord, tu as des choses plus importantes à régler. Charlotte ? ta voix raisonne dans la rue déserte, enfin, presque déserte. ça alors, vous connaissez Charlotte ? demande la brunette du restaurant en se rapprochant de toi avec des yeux brillants. C'est une très bonne amie à moi vous savez ! toi qui est toujours si calme, tu te laisse surprendre par le brusque élan de rage que tu sens remonter dans ta gorge avec un goût de bile. ça t'échappe comme un rugissement : Vous allez me foutre la paix vous ? Retournez la-dedans, et faites vous oublier ! ça la fige sur place, et c'est tout ce que t'attendais pour te mettre à courir, il s'est bien écoulé dix minutes depuis que Charlotte a quitté les lieux, et même si tu sais par où elle a filé, t'as peur de ne pas réussir à la retrouver. Mais tu n'as pas à chercher bien longtemps, un peu plus haut sur l'avenue, sa silhouette se détache nettement du reste de la rue, la fumée de sa clope comme la vapeur d'un train pour rythmé la cadence de son pas. T'accélères pour la rattraper, il ne te faut que quelques instants, pour y parvenir. Dans le même temps t'as fouillé la poche intérieur de ton manteau, t'en sors le bédo pré-roulé sans lequel tu ne sors jamais. Il est un peu froissé, mais il te suffit de quelques gestes pour lui redonner le bon aspect. Tu lui voles sa clope, et lui tends le cône. Mais ce geste coutumier, cette mascarade que vous avez répété tant de fois, n'est pas frappé du seau de l'habitude. Car tu ne souris pas, et que tu n'arrives pas à croiser son regard. La vérité c'est que tu ne sais pas quoi dire, tu te sens comme un étranger devant celle que tu connais pourtant si bien.
Comme elle tarde à accepter ton cadeau, t'as le temps de le porter à tes lèvres pour l'allumer, avant de lui tendre à nouveau.
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