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 It smells like transphobia ▬ Spencer

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Princess Morgana



in haven hills since : 05/03/2018
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MessageSujet: It smells like transphobia ▬ Spencer   Jeu 22 Mar - 23:17


   
☆ How about… fuck you? feat Spencer Callaghan

   
Depuis quelques semaines, et cela après des mois à passer de ville en ville pour échapper aux gens de l’orphelinat qui devaient la chercher pour lui taper sur les doigts à lui dire qu’elle devait comprendre que sa place était avec eux et pas à courir les rues, en affirmant qu’un jour quelqu’un finirait par vouloir d’elle si elle retrouvait la raison et cessait de prétendre être une fille. Ils disaient que les gens voulaient un enfant normal, qui n’allait pas leur couter de l’argent avec des lubies montrant qu’elle était dérangée, donc des séances de psy et ce qui devait suivre. En gros, le problème venait d’elle et pas des gens refusant de l’accepter pour la personne qu’elle était, à savoir Morgana et pas Morgan. Personne n’avait jamais compris en dehors de Solal. Solal qu’elle avait retrouvé en ville et qui avait été le premier à l’appeler par son prénom, à lui dire qu’elle était sa princesse et à cesser de vouloir la formater pour entrer dans les cases de la société. Sans lui, sans l’espoir qu’il lui avait donné et la force partagée aussi, peut-être ne serait-elle plus là aujourd’hui ou alors, elle serait un garçon rempli de rage, qui reporterait sa haine sur ceux pouvant vivre librement, sans avoir à enterrer au fond d’eux leur moi réel. Peut-être qu’elle serait homophobe, transphobe, une connasse dans tous les sens du terme afin de masquer sa propre douleur. Alors oui, qu’importe ce que disait les gens, elle savait qu’être livrée à elle-même et aidée par quelques personnes qui savaient ou pas pour le fait qu’elle était une mineure en fugue était la meilleure solution et ici, elle avait au moins le mérite d’être une adolescente comme les autres, sans les regards en coin de ceux qui désapprouvaient son existence même.
 
Enfin… cette sensation de sécurité durait en tout cas durant quelques semaines, jusqu’à ce soir. Enfin pas soir, c’était la fin de l’après-midi, le soleil se couchait derrière les arbres pour aller flirter de l’autre côté de la planète, apporter le jour sur une autre contrée que la leur durant les quelques heures à venir. En chemin pour rentrer chez le prof ayant la bonté de l’héberger, ses écouteurs sur les oreilles, la blonde sentait qu’elle n’était pas seule et retirait l’une de ses sources de musique, jetant un regard intrigué et inquiet autours d’elle. Ce n’était sans doute que le fruit de son imagination. Peut-être un vestige de l’époque où elle avait peur de se faire attaquer quand elle vivait encore à Chicago, où les gens savaient pour elle et que chaque instant au lycée ou sur le chemin du retour était une source d’angoisse pour elle. Ici tout allait bien… elle le savait et devait juste persuader son esprit au passage…
 
« Hey le monstre ! »
 
Cette fois, ce n’était pas le fruit de son imagination et, son sac de cours sur une épaule, la gamine se retournait pour lever son regard sur trois débiles. Ok, c’était mal de juger sur l’apparence de quelqu’un… mais ces trois-là étaient l’archétype même des mecs qui mettaient des sweats à capuche, des frocs donnant l’air qu’ils s’étaient fait dessus trois fois sans s’en rendre compte et maintenant qu’elle y pensait, ils étaient dans son lycée et collectionnaient les heures de retenues pour malmener les gamins au sein de l’établissement. Des clichés ambulants… et par réflexe, elle roulait des yeux en se disant que cette fois, c’était apparemment son tour.
 
« Il se reconnaît en plus le monstre. » relançait le même type, la même voix, qui faisait ricaner les deux autres comme des benêts.
« Oh tu parlais de moi ? Pardon, je croyais que tu avais vu ton reflet dans quelque chose et que tu t’étais rendu compte que ta stupidité se reflétait sur ton apparence. » soufflait Morgana, un rictus aux lèvres et apparemment ravie de son petit effet en voyant leurs visages exprimer la fureur. « Alors ? Pourquoi je suis un monstre ? Je t’ai piqué ton goûter et ça a fait un gros chagrin à ton pauvre petit cœur tout mou ? »
 
Ok. Elle ne l’avait pas volé mais son sang se gelait dans ses veines en entendant les propos suivants. Ce n’était pas une histoire concernant ce qu’elle pouvait avoir fait au lycée… enfin si… apparemment quelqu’un, elle ne savait qui, avait découvert son secret et commençait à faire courir la rumeur alors évidemment, les crétins de tous bords commençaient à réagir et s’en mêler. L’échange verbal devenait rapidement houleux et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, Morgana se retrouvait coincée par des bras trop forts pour elle, qu’importe la hargne qu’elle mettait pour se débattre et se libérer. Les premiers coups lui coupèrent le souffle, les suivants lui arrachèrent des cris aussi bien en réaction à la douleur que dans l’espoir que de l’aide vienne pour elle. Elle qui sentait son souffle être trop laborieux pour que ses côtes ne soient pas touchées, et dont un gout de sang emplissait désormais la bouche. Pourtant elle se fichait de tout cela, son esprit ne pensait qu’aux mots qu’elle avait encore entendu, les mêmes que d’habitude quand on découvrait la vérité :
 
‘monstre’, ‘erreur de la nature’, ‘pervers qui se faisait passer pour une femme pour les agresser ensuite’, ‘détraqué’, ‘prédateur sexuel’… il y avait aussi les menaces de mort, la lame froide d’une arme blanche qui entaillait la peau de son cou et la terrifiait. Elle ne voulait pas mourir ici. Elle ne voulait pas mourir dans ce par cet faire partit des faits divers… avec en gros titre : « Un adolescent trans retrouvé mort » car pas de doute, le journaliste irait le mé-genré en plus, histoire de bien l’emmerder.    

   
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MessageSujet: Re: It smells like transphobia ▬ Spencer   Mer 28 Mar - 18:09

Spencer est en visite à domicile car tout le monde ne peut pas forcément se déplacer jusqu’à son cabinet pour des raisons diverses et variés. Il a toujours fait ça, il trouve que les personnes sont plus à l’aise, plus confortable lorsqu’elles sont chez elles. En revanche, parfois, notamment lorsqu’il vient pour la première fois, ils se méfient et il comprend. C’est normal. Il écoute la vieille dame qui parle sans arrêt tandis qu’il masse son mari qui s’est coincé le dos. Il hoche la tête, parle de temps en temps mais tente d’être le plus concentré possible sur sa tâche. Le pauvre homme souffre beaucoup, il le sent, il l’entend parfois gémir quand il touche un endroit très douloureux. Le pauvre homme a beaucoup trop forcé. Il réussit à le débloquer un peu mais il reste encore du travail. Il promet de revenir le lendemain durant sa pause de midi pour terminer le travail, il ne peut décemment pas laisser cet homme souffrir, ce serait beaucoup trop cruel de sa part. En plus, il a l’impression de revoir son père lorsqu’il avait eu le dos bloqué lorsqu’il était jeune … Dans un temps bien ancien.

Il réussit à sortir de l’appartement de ce charmant couple non sans avoir dû prendre un thé et une petite pâtisserie. C’est cette dame qui a lourdement insisté et il a compris que s’il n’acceptait pas, il allait passer pour un goujat. Il a dû prétexter un nouveau rendez-vous pour pouvoir partir. Dès qu’il est dehors, il soupire un grand coup. Charmant mais madame est très bavarde. Il se rend compte que le soleil se couche sur la ville. Heureusement qu’il n’a pas d’autres rendez-vous. Oui, c’est un vil menteur … Il doit repasser par son cabinet pour vérifier quelque chose mais avant, il veut faire une pause, prendre le temps quelques instants. Spencer ne prend pas assez le temps, il en est conscient car la vie est courte et il faut en profiter à cent pour cent mais parfois, le besoin de ralentir se faire sentir, surtout lorsque nos cheveux deviennent grisonnant.

Il décide de passer par Haven Park, un endroit pour les familles, paisible si on enlève les cris joyeux des enfants. Un endroit de verdure pour ensuite retrouver la civilisation et la rapidité de cette vie. Il file à travers les rues jusqu’à arriver à Haven Park. L’endroit est plus désert qu’il ne l’aurait pensé mais cela ne le dérange pas vraiment. C’est calme et il a l’impression de pouvoir respirer correctement. Cette beauté, cette paix est pourtant assez vite troublée par des cris. En théorie rien de bien surprenant sauf que ses cris sont tout sauf joyeux et que cela ne vient pas d’un enfant. Il fronce les sourcils et accélère le pas jusqu’à courir aussi vite qu’il le puisse. Il arrive alors devant une scène qui le révolte. Son sang ne fait qu’un tour. Il prend son téléphone portable et appel la police. Il parle assez fort pour attirer l’attention des jeunes garçons qui « s’amusent » à tabasser une jeune fille. Il raccroche et s’approche d’eux. Ils sont armés d’un couteau mais il s’en fout. Il ne supporte pas ce genre de scène, cette gamine n’a surement rien fait qui puisse déchaîner une telle violence ! Il attrape le poignet du garçon qui tient le couteau et l’éloigne de la gorge de la pauvre adolescente. Il tient ce poignet si fort qu’il aura très certainement un bleu pendant un bon bout de temps : « On ne vous a jamais dit de ne pas faire de mal à une femme ? » « Lâchez-moi ! C’est un monstre ! » « Ah oui ... C'est vrai qu'elle a plein de poils sur le corps, qu'elle a des yeux rouges ... » Ironie quand tu nous tiens. Il soupire et hoche négativement de la tête. Il a bien envie d'ajouter que les seuls monstres et les lâches ici, c'est bien eux mais il se retient. Pendant que le garçon tente de se défaire de son emprise ses amis entourent Spencer. Dans la tête du kiné il y a un signale rouge qui dit : c’est pas bon gars, casse toi mais il reste bien que son regard reste aussi dur, il ne reste pas moins qu’il a tout de même la trouille. « Si vous voulez me frapper allez-y mais faites vite parce que la police va très vite arriver pour vous embarquez. » Il ne bluff pas vraiment. Il a vraiment appelé la police mais il ne sait pas dans combien de temps ils vont arriver par contre. Finalement, peut-être qu’il bluff un peu ? Toujours est-il que ça fait hésiter le petit groupe.

Il lance un coup d’œil rapide vers la jeune fille, chose qu’il n’avait pas réellement pu faire auparavant. Elle semble mal en point alors la fameuse question ‘ça va ?’, il va peut-être la garder. Il ne voit pas arriver le coup de poing qui lui fait lâcher le gosse sous la surprise et la douleur et le fait reculer un peu. Oh Oh … ce n’est vraiment pas bon. Ils frappent fort ces idiots il n’empêche … Il veut que les policiers arrivent rapidement parce que pour dire la vérité, il crève vraiment de peur. L’adrénaline et la colère avait fait de lui un mec courageux pendant quelques instants mais là … il redevient Spencer Callaghan, père de famille et masseur-kiné de son état. Il dit en murmurant à la jeune femme : « Partez, c’est le moment. » Oui, en effet, ce serait parfaitement le moment puisqu’ils ont à présent la haine envers « le vieux », « le pervers qui vient voir sa p*** » et autre obscénité évidemment éhonté.
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MessageSujet: Re: It smells like transphobia ▬ Spencer   Mar 10 Avr - 11:48

La société était telle de nos jours qu'en entendant une personne intervenir en sa faveur, Morgana avait levé un regard étonné vers la source de cette voix. Un homme d'un certain âge - pas un vieux croulant, mais ce n'était pas non plus un trentenaire quoi - venait juste de s'interposer et éloignait ainsi de sa gorge cette lame qui avait fait s’accélérer son cœur. Il ne fallait pas se mentir, malgré son fort caractère l’adolescente s'était imaginée en train de baigner dans la totalité de son hémoglobine, son corps sans vie en train de refroidir jusqu'à ce que quelqu'un la retrouve. En un sens, la ville aurait eu de quoi jaser sans fin ensuite, mais quitte à briguer la célébrité ce n'était certainement pas de cette manière qu'elle voulait l'obtenir. L'acting rendrait mieux sur son C.V que d'aller s'inscrire à Pôle Cadavre. Un jour... son esprit arrêterait de tergiverser d'une manière aussi stupide, surtout en cas de danger imminent concernant sa vie et alors qu'une personne venait l'aider et lui... disait de fuir?

Fuir? FUIR? Certes elle était en très mauvaise posture - sans déconner, même Winnie L'Ourson était moins dans la merde quand il était coincé dans le terrier de Coco Lapin -mais où était l'honneur si elle laissait cet homme se débrouiller? Et si, le lendemain, elle lisait dans la presse qu'un homme en apparence sans histoires avait été retrouvé saigné comme un porc pour faire du boudin noir? Elle ne pourrait sans doute pas se le pardonner, même si elle parvenait à s'éloigner de quelques pas en chancelant. Son esprit commençait peu à peu à se calmer quand la notion de 'sécurité' la frappait et les idées se bousculaient pour analyser la situation. L'étranger avait parlé de la police... si elle se sauvait... est-ce qu'il arriverait à tenir jusqu'à ce que la police arrive réellement? Elle ne doutait pas que les crétins de son bahut pense que cette menace soit du bluff à l'était pur. Ils avaient une carrure de boeufs, mais aussi les cerveaux... soit un quotient intellectuel proche de celui de la méduse... donc tout cela n'était qu'un jeu pour eux. Les conséquences? Ils s'en moquaient. Ils se pensaient forts et invincibles car ils étaient en groupes. Ils ont eut l'air d'hésiter, mais pas assez pour que la blonde soit parfaitement sûre de la suite des événements... au contraire de ses jambes qui décidèrent de leur propre chef de cavaler à la première sortie possible de ce foutu parc. Son regard scrutait les environs. Les rues étaient quasiment désertes et son air échevelé acheva de faire partir rapidement les quelques derniers noctambules dans le coin. Encore un parfait exemple de leur société. On voyait une personne arriver essouflée, les fringues chiffonés après une grosse altercation et une légère coupure sur la gorge - pas assez pour être alarmant, mais assez visible quand même - et au lieu de proposer de l'aide, l'humain lambda préférait détourner le regard et s'en aller plutôt que prendre le risque de subir des représailles par la suite.

Elle était honnêtement sur le point d'envisager de héler un taxi et s'en aller quand le son des sirènes de police se firent entendre à quelques rues de là. Par le son, ils seraient sans doute ici dans moins de trois minutes, sans compter la circulation si les gens n'étaient pas assez intelligents pour se mettre sur le bas côté. Là se posait la réelle question... qui était-elle? Une lâche ou pas? Depuis son enfance, elle se battait sans hésiter quand la situation l'exigeait et elle ne voulait pas commencer à s'enfuir maintenant... elle fuyait les orphelinats mais ce n'était pas pareil. C'était se cacher pour mieux vivre. Vivrait-elle mieux si elle commençait à baisser la tête et se cacher de ceux qui n'étaient pas assez avancés pour l'accepter? Non. Car la honte serait dans chacun de ses pas.

Peut-être était-ce stupide. Peut-être qu'elle allait le regretter mais tandis que les véhicules se rapprochaient de plus en plus elle décidait d'opter pour l'attaque qu'elle préférait étant enfant: celle de la chaussure! Oui, elle retirait ses baskets et retournait dans le parc, lançant ses chaussures sur deux de ses tortionnaires.

"Hey les crétins! Ca fait quoi d'être si faible que vous devez être à plusieurs contre un seul type?" demandait-elle, son éternel sourire provocateur de retour sur ses lèvres. Ils s'étaient stoppés en la voyant de retour, et elle ne doutait pas que sa dernière réplique allait les rendre dingues: "Ou qu'une fille seule ait plus de couilles que vous?"

Là, ils n'allaient pas supporter et la preuve arrivait quand l'un d'eux lâchait son bon samaritain pour se jeter sur elle et la frapper. C'était en tout cas l'idée... mais le truc des idiots, c'était que l'énervement intensifiait ce trait de leur caractère et que les éviter devenait plus aisé heureusement.

"Oh et j'ai oublié... écoute un peu... la police est à une rue de là je pense maintenant..."
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